Les prédateurs nous fascinent : Nous les imaginons malins, rusés, sournois, intelligents...Quand nous les voyons évolués en groupes (meutes, bandes) nous évoquons coopération, entraide et stratégie de chasse. Mais que pensons-nous aujourd'hui des loups?
Après quelques études faites dans le passé, nous pouvons avancer aujourd'hui que chasser en meute ou en groupe ne signifie pas systématiquement chasser de façon collective ou coordonnée. Chaque membre de la meute conduit sa poursuite et sa chasse pour lui, profitant parfois des conditions générées par les actions d'un congénère, mais sans qu'il y ait concertation.
Autre mythe récurrent : la technique de chasse adaptée à la proie. En attaquant des endroits stratégiques, cela lui permettrait de parer aux défenses naturelles de ses proies :
*Pour les grands ongulés, le loup attaquerait au niveau du talon d'achille en le sectionnant pour le mettre à terre,
*Il saisirait le chaval aux naseaux pour éviter les ruades,
*Il attaquerait la vache au niveau de l'échine pour prévenir les coups de cornes.
En fait, le loup mord partout. Leur stratégie, si il fallait la nommer ainsi, est d'attaquer l'animal et tous les endroits du corps sont sujets à des morsures; infligeant des blessures jusqu'à ce que l'animal succombe à ses blessures.
Dernière chimère : La technique de chasse topographique :
Le loup serait capable d'utiliser la topographie des lieux pour optimiser ses captures.
Il pourrait par exemple pousser un chevreuil vers un chemin rendu glissant par la neige ou la pluie, une biche dans un cours d'eau, un mouflon en bas d'une pente.