BESOINS ALIMENTAIRES ET DIVERSITE DES PROIES

BESOINS ALIMENTAIRES ET DIVERSITE DES PROIES
Une étude a été mené an amérique du Nord, dès le début des années 70 qui portait sur des loups du Canada et d'Alaska.Les besoins alimentaires d'un animal varient en fonction de son âge, de son sexe, de sont état physiologique (une louve qui n'a pas de petits a moins besoin qu'une femelle gestante ou allaitante), et des conditions climatiques sous lesquelles il vit.Ce qui ramène à évaluer une moyenne de 3 à 11 kg de viande par jour par animal en tenant compte de tous les paramètres. Les proies ne sont pas quotidiennement disponibles, il n'est pas rare qu'un repas soit suivi de longs jours voire de semaines, de jeûne. En 1962, un scientifique rapporta que des loups survécurent à 17 jours sans aucune nourriture.
Prédateur opportuniste, le loup chasse tout, mange tout et ne néglige rien. Les oiseaux, les oeufs, les reptiles, les batraciens et même les petits carnivores, figurent parfois à son menu.Quand le besoin se fait sentir, ils n'hésitent pas à faire les poubelles. Quand l'occasion s'y prête, ils peuvent même consommer les carcasses de leurs congénaires.

Les ongulés sauvages constituent la base de leur régime alimentaire. Le boeuf musqué (OVIBOS MOSCHATUS) sorte de relique glacière au long manteau laineux (200 à 500 kg our 1m30 environ de haut) est parmis les plus imposantes qui représentent la nourriture de base d'une meute vivant les les iles articques et le nord du Canada.Le cerf figure au menu des loups de la forêt Bialowieza, le renne, dans celui des loups d'Alaska et de Finlande,le chevreuil dans les forêts tempérées, du mouflon en Corse, dans le Mercantour etc....Le loup se contente parfois de petites proies tels que petits rongeurs de quelques grammes pour tuer plus tard, une proie plus imposante et pouvant nourir toute la meute.
Opportuniste, les loups ne dédaignent pas les carcasses. S'ils ingèrent en premier les organes internes, ils ne négligent pas les os, le cuir et les sabots des ongulés quand le besoin s'en fait sentir

# Posté le lundi 05 septembre 2005 18:27

Modifié le jeudi 23 février 2006 19:43

COMMENT ETUDIE-T-ON CE QUE LE LOUP MANGE?

COMMENT ETUDIE-T-ON CE QUE LE LOUP MANGE?
Il existe plusieurs méthodes our connaître le régime alimentaire du loup. La collecte et l'analyse des fèces est la plus courantes : l'information est alors délivrée pr les os et les poils contenus dans la crotte.Non altérés r les processus digestifs, les poils assurent grâce à leur morphologie, leur coupe et les dessins cuticulaires apparaissant à leur surface l'identification des espèces consommées.
Cette méthode présente
deux limites. Sans analyse d'ASN, il est impossible d'attribuer la crotte au chien ou au loup. Et l'analyse de contenu sur-évalue l'importance des grands ongulés par rapport aux micromammifères, qui fournissent des poils enmoins grande quantité.
L'analyse du
contenu stomacal est plus précise, mais il faut pour ce faire que le loup soit mort.
Enfin, le
suivi de trace, à terre ou par voie aérienne, avec ou sans collier radioémetteur, permet de collecter les carcasses de proies. L'analyse des restes permet de déterminer l'âge, le sexe, l'espèce, l'état sanitaire de la proie, et d'estimer la consommation.
En rev
anche, les micromammifères ne sont pas identifiés, et ce suivi implique la présence d'une couverture neigeuse sur laquelle s'inscrivent les traces.Enfin, comment distinguer ce qui relève du prédateur et ce qui relève du détritivore?
Tou
tes ces méthodes de recueil de données et ces techniques d'analyse comportent des incertitudes qui en limitent la portée. Aucune n'est parfaite ni complète. Ela connaissance de ce que mange le loup est limitée par les indices recueillis.

# Posté le samedi 10 septembre 2005 04:35

Modifié le jeudi 23 février 2006 19:42

COMPLEMENT ALIMENTAIRE ET VISITE ETONNANTE DES LOUPS

COMPLEMENT ALIMENTAIRE ET VISITE ETONNANTE DES LOUPS
L'élevage extensif dans le milieu naturel expliquent aisément que le loup se reporte sur ces proies faciles.En Pologne, les loups se nourrissent aujourd'hui essentiellement de cerfs (55%), auxquels s'ajoutent chevreuils et sangliers.Dans les années 70 en le sud des Abruzzes italiennes, ovins et caprins représentaient 49% du rélgime alitmentaire des loups. En ombrie, les ongulés domestiques (ovins, caprins, équidés) satisfaisaient en l'absence d'autre proies plus de 80% des besoins des meutes installées.Toutes les espèces domestiques, même les chiens, peuvent être concernées par la prédation du loup.A certaines époques, certaines espèces sont plus vulnérables que d'autres (veaux, agneaux,).
Au Canada et en Alaska, les loups vivent dans des milieux naturels peu modifiés et où l'homme est peu présent.Leur équilibre alimentaire dépend exlusivement de la faune sauvage locale.
En Europe occidentale, la situation est radicalement différentes (en Inde par exemple). L'homme utilise depuis toujours la nature d'où une modification importante des milieux naturels. les espèces "proies" sont exploitées, limitées, voire détruite par l'homme.
Il a été remarqué dans le courant des années 70 que 43% des meutes trouvaient leur nourriture dans les décharges, en Espagne 85% des ressources alimentaires des meutes sont d'origine humaine.Localement en Europe comme en Inde, l'absence de proies sauvages, corrélée à la présence humaine, containt les loups à s'adapter en diversifiant leur régime alimentaire.
Quand les saisons le permettent, les loups se nourrissent également de baies et ils arrivent aussi parfois, qu'ils se contentent de la dépouille d'un des leurs.

# Posté le dimanche 11 septembre 2005 13:47

Modifié le jeudi 23 février 2006 19:41

LE LOUP PEUT-IL FAIRE DISPARAITRE UNE ESPECE DE PROIE?

LE LOUP PEUT-IL FAIRE DISPARAITRE UNE ESPECE DE PROIE?
Dans les systèmes naturels peu perturbés, les densités de proies (caribou, élan, cerf) et de loups fluctuent les unes par rapport aux autres, avec un décalage d'une à plusieurs années. Quand la vulnérabilité des proies augmente (en cas d'hiver très enneigé), les populations de loups répondent par un phénomène d'uagmentation rapide, puis de décroissance brutale,lorsque le volume de proie debient insuffisant pour les nourrir. Ce processus se nome "boom ans bust". Quand la disponibilité d'une espèrece diminue considérablement, le loup opère un glissement, ou "prey switching", pour survivre à ces périodes de disette, ou bien il abandonne son territoire. Les ajustements se font naturellement tant que l'homme ne procède pas à des prélévements supplémentaires sur les proies.
L'impact de la prédation du loup sur les populations de proies est, sans conteste, le sujet qui a suscité le plus de recherches au Canada comme en Alaska, parce qu'il intéresse l'économie de la chasse.Les conclusions sont formelles : quand, à la prédation du loup, s'ajoute le prélèvement du fait de la chasse loisir, les populations d'ongulés diminuent. Comprendre et mesurer l'impact du loup sur les ongulés dont il se nourrit a été une avancée fondamentale pour définir le nombre de loups à détruire dans une zonne géographique donnée, afin que sa prédation n'interdise pas aux chasseurs d'exercer leur activité de loisir.

# Posté le lundi 12 septembre 2005 14:42

Modifié le jeudi 23 février 2006 19:40

LA FAIM D'UN LOUP

LA FAIM D'UN LOUP
"La faim chasse le loup des bois", dit un vieux proverbe français. C'est ce besoin qui va déclancher la prédation chez le loup. En état de satiété, les loups peuvent passer à proximité d'un troupeau, voire le traverser sans initier la moindre poursuite ni déclencher pour autant d'attaque et n'avoir la moindre réaction.
En revanche, quand la faim stimule les loups, ils sont particulièrement réceptifs aux moindres signes de présence animale, les odeurs, les bruits prennent un sens, celui de la proie. Dans cet état, ils patrouillent alors l'espace, à la recherche d'une apportunité.

# Posté le lundi 12 septembre 2005 14:48

Modifié le jeudi 23 février 2006 19:39